Cryptomonnaies et environnement : Top 5 des projets les plus écofriendly

Au cours de la dernière décennie, les cryptomonnaies sont passés d’une technologie marginale relativement inconnue à un actif numérique susceptible de bouleverser l’ensemble du secteur financier. Ces devises fonctionnant via la blockchain sont récemment devenues l’un des actifs les plus précieux de la planète, et les experts prédisent que leur utilisation pourrait continuer à augmenter fortement au cours des prochaines années. Cependant, s’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les investisseurs, comme d’autres technologies, elle n’est pas sans défaut.

En mai 2021, lorsque le PDG de Tesla Elon Musk a dit que le constructeur électrique n’acceptera plus Bitcoin comme paiement pour ses véhicules, sa valeur a fortement chuté. L’homme d’affaires, très influent dans la sphère a dit qu’il était préoccupé par l’impact qu’ont les cryptomonnaies sur l’environnement.

Un tweet qui provoqua un krach du marché tout entier pendant plusieurs semaines.

En effet, l’un des principaux problèmes des cryptomonnaies est l’impact environnemental des transactions numériques. Étant donné que des calculs mathématiques complexes doivent être effectués pour créer chaque nouveau Bitcoin (via le proof of work), le processus de minage de Bitcoin est particulièrement énergivore.

Considérant cela à l’échelle mondiale, vous serez peut-être surpris d’apprendre que la quantité d’électricité requise pour les transactions de crypto-monnaie est similaire à celle d’un petit pays.

Avec plus de 12000 tokens minables sur le marché, quelles sont le cas échéant, les cryptomonnaies les plus durables avec le moins d’impact sur le climat ?

Qu’est ce qu’une cryptomonnaie ?

La cryptomonnaie est une forme d’argent numérique qui peut être échangée contre des biens et des services

Souvent appelé “tokens,” elles peuvent être transférées directement de personne à personne sans impliquer un tiers, comme une banque. Ces transactions se produisent beaucoup plus rapidement que les transferts d’argent traditionnels et peuvent être effectuées en quelques secondes.

La technologie n’est pas soutenue ou réglementée par des gouvernements comme la monnaie traditionnelle “fiat”. À une exception près : au Salvador, Bitcoin est désormais une monnaie officielle.

Au lieu de cela, la cryptomonnaie fonctionne avec une “blockchain,” également connue comme un « Public Ledger » Les utilisateurs du monde entier vérifient les transactions en utilisant leurs ordinateurs pour résoudre des algorithmes complexes.

Pourquoi les cryptomonnaies sont néfastes pour l’environnement 

Bitcoin et d’autres cryptomonnaies “Proof of Work” nécessitent de grandes quantités d’énergie, en raison des calculs nécessaires pour miner et vérifier des blocks.

 

Selon l’indice de consommation d’électricité Bitcoin, géré par le Center for Alternative Finance de l’Université de Cambridge, l’exploitation minière de Bitcoin représente une consommation d’énergie chaque année égale à la Malaisie ou la Suède (121 Terawatt-/heure d’électricité par an).


Ainsi, 65% des mineurs Bitcoin sont situés en Chine, un pays qui génère la plupart de son énergie à partir du charbon.

Le seul réseau Bitcoin génère également 11,5 kilotonnes de déchets électroniques chaque année. En effet, cela est particulièrement vrai pour les circuits intégrés spécifiques aux applications et matériels spécialisés pour l’extraction des cryptomonnaies les plus populaires.

Contrairement à d’autres matériels informatiques, ces circuits ne peuvent pas être réutilisés à d’autres fins, et ils deviennent rapidement obsolètes

Une des principales préoccupations des environnementalistes est que le minage tend à devenir moins efficace à mesure que le prix des cryptomonnaies augmente. 

Dans le cas de Bitcoin, les algorithmes complexes à résoudre pour créer des blocs deviennent plus difficiles lorsque le prix monte, mais le débit de transaction reste constant. 

Cela signifie qu’au fil du temps, le réseau consommera plus de puissance informatique et d’énergie pour traiter le même nombre de transactions.

Les calculs de l’utilisation de l’énergie renouvelable des cryptomonnaies sont controversés et souvent contestés. Par exemple, un rapport du Cambridge Center for Alternative Finance a constaté que seulement 39% de l’exploitation minière Bitcoin provient de l’énergie renouvelable.

Même avec les estimations les plus optimistes de l’utilisation d’énergie renouvelable, le réseau représente désormais un contributeur important aux émissions globales de C02.

Il convient également de noter qu’un grand nombre de cryptomonnaies ont des conséquences environnementales négligeables. En particulier, celles utilisant une blockchain« PoS » dites «proof of stake » comme EOS et Cardano , car elles n’utilisent pas le minage, permettant de traiter des transactions avec les mêmes exigences énergétiques qu’un réseau informatique ordinaire. C’est pourquoi de nombreuses nouvelles monnaies numériques ont trouvé des moyens plus respectueux de l’environnement pour sécuriser leurs transactions


Plus de 45 entreprises et particuliers des secteurs de la cryptographie, de la finance, de l’énergie et de la technologie ont également signé le « Crypto Climate Accord »basé sur les accords de Paris sur le climat qui vise à décarboner l’industrie. Les signataires visent zéro émission de la consommation d’électricité associée aux cryptomonnaies à l’horizon 2030, un objectif compliqué à mettre en place.

TOP 5 DES PROJETS LES PLUS ECOFRIENDLY

5) SOLARCOIN (SLR)

Comme d’autres cryptomonnaies telles que le Bitcoin, le réseau SolarCoin est mondial et décentralisé. Dans le cas du SolarCoin cependant, le versement de la cryptomonnaie est lié à une mesure incitative significative, économique et écologique : la génération d’énergie solaire.

Un SolarCoin (SLR) est attribué pour chaque mégawattheure (MWh) d’énergie solaire produite de façon avérée. Les « mineurs solaires » peuvent économiser, échanger ou dépenser SolarCoins comme ils le souhaitent, et peuvent recevoir des primes au cours des 20 à 30 prochaines années s’ils continuent à générer de l’énergie.

Kilowattheure (KWh) consommé par transaction : 0.023kWh

4) NANO (NANO)

Nano veut fournir un système d’argent numérique durable et gratuit. Sa philosophie entière est de le rendre facile et abordable.

Contrairement à d’autres cryptomonnaies, Nano ne maintient pas une blockchain qui enregistre chaque transaction. Au lieu de cela, les portefeuilles Nano constituent une sorte de réseau de blocs connectés, où chaque utilisateur contrôle son propre compte. La quantité d’énergie nécessaire pour exécuter chaque transaction est si petite qu’elle peut être alimentée par des ordinateurs ordinaires.
Connu sous le nom de Open Representative Voting (ORV), le protocole promet une consommation d’énergie minimale et une efficacité maximale.


Le design allégé et léger de Nano le rend plus rapide et plus écologique. Mais il a récemment été affecté par une attaque de spam qui montre qu’il y a encore du travail à faire. Cela dit, Nano est toujours un système de paiement prometteur qui mérite d’être surveillé.

Énergie consommée : 6 million de transactions NANO pour la même énergie qu’une seule transaction bitcoin 

3) CARDANO (ADA)

Contrairement aux cryptomonnaies comme le bitcoin, Cardano utilise un système de proof of stake appelé Ouroboros. Pour cela, les utilisateurs doivent acheter des tokens afin de rejoindre le réseau, ce qui permet d’économiser beaucoup d’énergie.


Développé par Charles Hoskinson – co-fondateur de ethereum, le deuxième plus grand crypto-monnaie après Bitcoin – il peut atteindre 1,000 transactions par seconde contre sept pour Bitcoin.
Ouroboros est le premier protocole de « peer review » basé sur la blockchain, ce qui signifie, affirme Cardano, qu’il peut être adapté aux exigences mondiales sans sacrifier la durabilité ou la sécurité.


Cardano est sans doute le plus connu des cryptomonnaies écofriendly de cette liste. Au moment de la rédaction, elle possède la troisième capitalisation du marché, avec un market cap de 70,77 milliards de dollars

Kilowattheure (KWh) consommé par transaction : 0.5479

2) CHIA (XCH)

Chia a été créé en août 2017 pour développer une blockchain améliorée et une plateforme de transactions intelligentes. Le réseau Chia a pour but d’améliorer les systèmes financiers et de paiement mondiaux. Chia sera la première monnaie numérique d’entreprise. Le réseau utilise un nouvel algorithme de consensus de blockchain appelé « Proof of Space and Time ».Iil a été créé par Bram Cohen, l’inventeur de BitTorrent.

Pour expliquer son fonctionnement, Chia Network a publié un livre vert en reconnaissance des ambitions écologiques du projet. La description du projet se lit comme suit : « L’algorithme de consensus de Chia vise à créer une alternative écologique, sûre et au Proof Of Work et au Proof of Stake. Chia Coin (XCH) est la crypto-monnaie de Chia Network. Elle n’est pas minée mais farmée (farming). La référence à la nature ne s’arrête pas là, car la blockchain Chia a deux blockchains, l’une est le tronc (trunk) contenant le système de consensus, et l’autre est la feuille (foliage) où se situe l’échange.

La crypto-monnaie Chia, décrite comme la “monnaie verte du monde numérique”, vise à supprimer les barrières entre les différents systèmes monétaires existants, qu’il s’agisse d’institutions financières, de gouvernements, de marchés à terme, de liquidité en devises ou de DeFi.

Kilowattheure (KWh) consommé par transaction : 0.023kWh

1) IOTA

Créé en décembre 2017, IOTA est un public ledger qui n’est pas une blockchain. Au lieu de cela, sa technologie est connue sous le nom de « Tangle », un système de nœuds qui confirment les transactions. Parce qu’il n’y a pas de blockchain, il n’y a pas de mineurs, et parce qu’il n’y a pas de mineurs, il n’y a pas de frais. De nombreux réseaux établis voient les coûts augmenter lorsque la congestion s’intensifie, mais l’IOTA vise à fournir un débit illimité à un coût minimal.

IOTA consomme 0,00011 kWh par transaction selon TRG Datacenters. C’est la cryptomonnaie a plus respectueuse de l’environnement bien que beaucoup soutiennent qu’elle n’est pas vraiment une crypto-onnaie parce qu’elle n’est pas construite sur la technologie blockchain.

Kilowattheure (KWh) consommé par transaction : 0.00011kWh

De nouvelles cryptomonnaies plus respectueuses de l’environnement à l’horizon !

De nombreuses initiatives prometteuses sont en cours pour améliorer la situation énergétique du Bitcoin et d’autres crypto-monnaies et accélérer la transition vers une industrie blockchain durable. Il s’agit notamment d’une plus grande utilisation des énergies renouvelables et d’une série d’autres initiatives visant à adopter des accords plus efficaces sur le plan énergétique, des compensations de carbone, une réponse à la demande et davantage de pool de minage « verts »

Un exemple frappant est e- lancement prochain de Ethereum 2.0 et le passage d’un consensus de Proof of Work (PoW) à un modèle de Proof of Stake (PoS). PoW se réfère au système décentralisé qui alimente le réseau Bitcoin, avec le modèle nécessitant d’énormes quantités d’énergie pour valider les transactions et créer de nouveaux tokens. Mais le PoS permet aux mineurs d’extraire et de valider des transactions en bloc en fonction de la quantité de pièces qu’ils détiennent.

Étant donné que le PoS exige beaucoup moins de matériel que le PoW, l’énergie nécessaire pour faciliter les transactions sécurisées continuera de diminuer à l’avenir. Certains modèles de prévision montrent que le modèle PoS d’Ethereum 2.0 sera 99% plus économe en énergie que les modèles PoW.

Il est également important de noter que le système financier international traditionnel nécessite beaucoup plus d’énergie que le réseau Bitcoin. Toutes les parties disparates qui composent l’ensemble du réseau bancaire mondial – centres de données bancaires, centres de données de réseau de cartes, guichets automatiques et succursales bancaires – consomment beaucoup d’énergie. En fait, le secteur financier traditionnel finance certains des projets les plus dommageables pour l’environnement sur Terre.

Bien qu’il y ait de nombreux défis à venir, le cryptage et la blockchain associés au développement de sources d’énergie plus propre et à un meilleur recyclage des équipements peuvent nous amener vers une technologie plus propre.

Sources :

Energy consumption is a constant concern in crypto mining, but more sustainable practices are emerging

United Nations : Blockchain and Sustainable Growth

Popular cryptocurrencies: Which is the most environmentally friendly?

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Le Black Friday, un fléau écologique?

Les liens entre pollution numérique et Covid-19

Les formations Green IT et sobriété numérique


CarbonScore : Une solution pour gérer ses données numériques avec eco-responsabilité.

D’après The Shift Project, en 2019, près de 4 % des émissions carbonées mondiales sont dues à la production et à l’usage des outils numériques. Ces émissions augmentent d’une manière vertigineuse de 8% par an

Ainsi, il est donc de notre responsabilité commune de trouver un moyen de mesurer puis d’illustrer de manière ludique et pédagogique l’empreinte carbone d’usages banalisés et pressentis comme bénins à commencer par l’email mais également d’autres outils de collaboration et de stockage.

C’est pourquoi la société TechUpClimate qui rassemble une large communauté d’experts de la « sobriété numérique a décidé de lancer CarbonScore.

La mission de la société est de développer des technologies de mesure et d’incitation à une plus grande ecoresponsabilité. 

Zoom sur cette solution innovante qui mérite une adoption à grande échelle !

En quelques mots

CarbonScore est une solution innovante venant s’intégrer facilement dans votre messagerie d’entreprise. Grâce à une mesure imagée, simple à comprendre, permettant un challenge stimulant pour l’ensemble des collaborateurs, l’entreprise avance vers un comportement numérique plus sobre. Le CarbonScore est un outil individuel et personnalisé, accessible à l’ensemble des collaborateurs toute fonction confondue. 

CarbonScore permet une mesure permanente et sans effort 

Le point fort de la nouvelle application est le sourcing de l’information qui se fait naturellement grâce au principe de « collecteurs » développé par la société. Cette technologie sécurisée permet d’évaluer les actions digitales en se basant sur des modèles de valorisation CO2 éprouvés qui nécessitent un paramétrage adapté aux objectifs bas carbone de l’entreprise. 

Un déploiement rapide

 Avec CarbonScore, le déploiement en entreprise est facilité par une approche Saas (Software as a service) limitant la contribution des équipes informatiques. 

Les avantages pour les responsables RSE&IT

Les avantages pour le responsable RSE et IT sont nombreux. Nous pouvons citer entre autre :

  • La possibilité de paramétrer les quotas et objectifs Bas Carbone de l’entreprise
  • Challenger amicalement la population des utilisateurs par rapport au respect des objectifs environnementaux avec le CarbonScore
  • Apprendre à reconnaître les utilisateurs respectueux du coût énergétique et environnemental des usages du numérique (Messagerie, Surf Web, Stockage document , remplacement matériel , mobilité etc)
  • Permettre d’accélère la prise de conscience pour un numérique responsable au sein de l’entreprise

Une application à fort impact pour l’entreprise 

L’objectif de l’application va au-delà de la sensibilisation et de la mesure de CO2 émis, CarbonScore fournit aux managers des outils de supervision permettant de réaliser des gains d’efficacité énergétique. 

Fabien Scolan, CTO et cofondateur de TechUpClimate, déclare : “Notre mission est de fournir des technologies non polluantes pour mettre un contrôle sur la croissance des émissions du numérique, nous pouvons utiliser le digital en étant plus écoresponsable, utiliser les leviers technologiques à notre disposition pour réduire la part des émissions numériques dans notre quotidien. » 

Jean Christophe Bories, Président indique « Le lancement de la version industrielle de CarbonScore avec le soutien de la région Ile de France est une première étape structurante dans notre développement . Cela confirme la portée innovante de notre solution de rupture. Nous souhaitons contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et faire connaître notre nouvelle application pour changer les comportements et les habitudes.» 

Contact :

Pour obtenir une démo ou juste en savoir plus, contactez l’équipe sur l’adresse suivante: contact@techupclimate.com

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Les français et la sobriété numérique : 2021, où en sommes-nous ?

(Décryptage étude AACC)

Le 30 juillet 2020, sur la chaîne d’information continue CNEWS le secrétaire d’État à la Transformation numérique Cédric O a promis d’émettre de nouvelles propositions afin de « « […] réduire l’empreinte écologique du numérique ». Le gouvernement travaille ainsi sur nombreuses questions qui prennent une importance de plus en plus importante : les Français ont-ils vraiment besoin de regarder autant de vidéos en ligne? Doivent-il publier autant de mails et envoyer autant de messages sur les réseaux sociaux?  Les français et la sobriété numérique : 2021, où en sommes-nous ?

La sobriété et l’écoconception des services en ligne semblent ainsi prendre une place de plus en plus importante dans le paysage numérique du pays, aux niveaux public et privé. Mais qu’en est-il vraiment ? Quels sont les chiffres, en ce début d’année 2021, qui nous permettent d’évaluer cette tendance ?

Ce 07 janvier 2021, l’AACC Customer Marketing a publié les chiffres clés d’une première étude réalisée en septembre 2020 auprès de consommateurs interrogés sur leur sensibilité à l’égard de l’empreinte environnementale du digital.

Prenons le temps de lire et d’analyser cette étude, qui nous permettra de mieux cerner les habitudes actuelles des français.

55% des français ont pris conscience de l’empreinte écologique de leurs usages digitaux

Ce chiffre est une bonne nouvelle. Il signifie qu’une majorité de nos concitoyens est désormais au fait que leurs activités sur le web ont des conséquences directes sur l’environnement. Mais, il prouve aussi, que près de la moitié d’entre eux n’en a pas pris conscience. Un gros travail d’accompagnement et de sensibilisation est donc nécessaire. 

Nous souhaitons réduire notre impact numérique pour la planète….

La grande majorité des personnes interrogées sont prêtes à effectuer le « tri sélectif digital » au quotidien, comme ils sont prêts à faire le tri sélectif du recyclable et du verre dans leur domicile.

Ainsi ils seraient 68% à supprimer des mails, 65% à fermer systématiquement les applications et logiciels après utilisation et 61% à éteindre leurs écrans plutôt que de les laisser en veille

Sans toutefois réduire notre petit plaisir personnel….

L’Homo Numericus, ultra connecté, désormais usager de la 5G, est friand de contenu vidéo en ligne. Le prix des téléviseurs 4k baisse, les écrans OLED 8k sont en train d’arriver sur le marché. Nous souhaitons toujours plus de détails sur nos écrans, de la montre connectée à nos vidéoprojecteurs.

Or, nous savons désormais que le streaming représente une grande part des émissions de C02 due au numérique. Dans le rapport« Climat : l’insoutenable usage de la vidéo en ligne » (The Shift Project, 2019),  le Think tank a identifié  les questions indispensables à la réalisation d’un système d’usages sobre opérationnel. 

Ainsi, il paraît difficile pour les français de renoncer à ces divertissement facile d’accès  au nom de l’environnement: seulement 35% des répondants sont prêts à restreindre le streaming, et ce nombre tombe à 14% chez les 18-24 ans 

Il y a encore beaucoup de chemin à faire et une prise de conscience majeure à diffuser autour de nous.

Les entreprises doivent montrer l’exemple, les français suivront ! 

  • Selon l’étude,  trois français sur dix seulement se sentent suffisamment informés sur la manière dont ils peuvent modifier leurs usages digitaux pour mieux protéger l’environnement. Il y a donc un réel travail d’accompagnement, de visibilité et de formation nécessaire pour créer une prise de conscience par la population et en récolter les fruits. 
  • 90% des sondés déclarent d’ailleurs que les marques ont leur rôle à jouer pour les aider à réduire leur empreinte environnementale !
  • Il est donc primordial que tout l’écosystème numérique français, les organisations, associations, instituts et bien sûr instances gouvernementales fassent preuve de pédagogie et contribuent à développer des projets ayant pour but de réduire durablement notre empreinte numérique.

 Heureusement, ces acteurs à la fois publics et privés ont récemment gagné en maturité dans leur compréhension du sujet de la sobriété numérique.

Certaines régions participent activement et localement à ces développements.

Par exemple, après l’adoption de sa feuille de route pour un Numérique responsable, la Région Nouvelle-Aquitaine a lancé en décembre 2020 deux dispositifs pour favoriser l’émergence de solutions numériques au bénéfice de la transition sociale et environnementale et le développement de nouveaux services basés sur les logiciels libres.  L’objectif est de mettre la puissance de l’innovation numérique au service de la transition sociale et environnementale.

De nombreuses autres initiatives fleurissent tout les jours dans notre pays, malgré la crise, laissant l’espoir que la prise de conscience est bien réelle.

Depuis le début de la crise du COVID-19, la transformation numérique et nos usages ont changé en profondeur. Mais la pandémie a aussi eu le mérite de créer une prise de conscience majeure que la crise climatique est déjà là ! Si les jeunes français sont peu enclins à changer leurs usages actuels, ils sont aussi plus sensibles aux enjeux environnementaux. Ils attendent simplement que les entreprises et les institutions montrent la voie.

Sources :

https://fr.calameo.com/read/005970133af7b549c4cd4

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Le Black Friday, un fléau pour l’écologie ?

Cette année, les ventes en ligne devraient battre tous les records. Avec des conséquences écologiques désastreuses.

Si la France a sans doute franchi le pic de la deuxième vague de Covid-19, pour les commerçants, la page du confinement n’est pas encore tournée. Le Premier ministre Jean Castex a refusé d’avancer la date pour la réouverture des commerces dits “non essentielles”.

Une étude a montré que pour les entreprises « non essentielles », les pertes du mois de novembre seul pourraient atteindre 4,4 milliards d’euros, et si ces magasins restent fermés tout au long du mois de décembre, la perte sera de plus de 10,8 milliards d’euros.

C’est pour cela que la France a décidé de reporter d’une semaine un des événements majeurs dans le domaine du retail et notamment celui de l’e-commerce, le Black Friday. En effet, cette braderie géante venue des États-Unis représente un chiffre non négligeable pour les commerçants, surtout pendant les fêtes de fin d’année. 

Comme vous le savez, avec ces publicités attractives qui envahissent notre quotidien. Les ventes en ligne sont en plein essor. Selon les prévisions de la Fédération du commerce électronique, l’événement pourrait battre le record, atteignant 1,7 milliard d’euros. Rien qu’à Paris, 2,5 millions de colis devraient être livrés chaque jour. Dix fois plus que d’habitude.

L’avantage du Black Friday est que l’événement a lieu un mois avant Noël. Les Français prévoyants ont donc un plan trimestriel pour participer au concours de cadeaux de Noël. Selon Yougov et Ingenico, 28% des gens ont pris l’habitude d’utiliser les promotions du Black Friday pour acheter des cadeaux de Noël.

Pour certains, le Black Friday est l’occasion de profiter des meilleures offres disponibles pour ravitailler sa garde-robe ou changer ses appareils électroniques. Pour la planète, c’est avant tout une nouvelle folie de surconsommation, qui exacerbe une situation déjà sombre. Concernant les appareils électroniques, fréquemment renouvelés, ils produisent d’immenses quantités de déchets électroniques, plus de 53 millions de tonnes en 2019. Une augmentation de 21% en cinq ans.

Seuls 20% sont recyclés, le reste pollue la planète.

D’abord, le Black Friday est un évènement qui se déroule en ligne. Mais savez-vous qu’en 2020 la pollution numérique est aussi importante que l’aviation civile ? Ce chiffre est encore plus vrai durant le vendredi noir ! Résultat : 76% des Français ont décidé de se faire livrer pendant le Black Friday 2019. D’abord, cela signifie plus de camions sur la route, mais qui dit plus de livraisons dit également plus de retours. Les articles retournés sont généralement jetés ou détruits par l’entreprise car c’est beaucoup moins coûteux et contraignant que le reconditionnement pour la revente.

Prenons l’exemple d’Amazon, LE géant de l’e-commerce

Déjà, savez-vous que rien que l’entreprise Amazon émet autant de dioxyde de carbone que la Bolivie ?

Cette affirmative paraît dingue, mais Axios a mené une étude aux États-Unis en juin 2019. Il montre qu’en raison des livraisons ultra-rapides, les transporteurs d’Amazon :  FedEx, UPS et USPS génèrent une pollution équivalente à 7 millions de voitures chaque année.

Et le calcul ne prend même pas en compte la livraison directe par Amazon. Ni les 70 avions que Amazon loue à Boeing. Selon le dernier rapport des Amis de la Terre, Attac et Solidaires « En 2019, Amazon a effectué 110 vols par jour pour la décoration intérieure aux États-Unis et 20 par jour en Europe. Par rapport à 2018, il a expédié 29% de produits en plus par voie aérienne. »

Alors, pour ses livraisons, Amazon émet au total 8,87 millions de tonnes de CO2 par an. Soit l’équivalent des émissions annuelles de la Bolivie.

En France, aussi, certains acteurs sonnent l’alarme. L’Agence de la transition écologique (Ademe) critique la course à la vitesse dans le secteur de l’e-commerce.

Ses experts sont même allés jusqu’à étudier « le cycle de vie de l’acte d’achat en ligne » :

  1. Consulter un site Internet
  2. Sélectionner son article
  3. Payer sa commande
  4. Suivre la commande en envoyant des courriers électroniques…

    Toutes ces étapes font fonctionner les serveurs informatiques et les data centers. Selon l’ADEME, « Un achat en ligne équivaut à la consommation de 7 g de fer, à l’utilisation pendant douze minutes d’une ampoule de 60 W, à l’émission dans l’eau de 1,5 mg de phosphate et de 12 g de CO2 dans l’atmosphère soit 1 km en voiture »

De ce point de vue, la magie de Noël est durement touchée. Par conséquent, les citoyens et les associations se prononcent contre le Black Friday et organisent une réponse écologiquement responsable.

Les actions contre le Black Friday :

1)    Climate Friday : face à la consommation excessive du Black Friday, les citoyens du mouvement climatique #ilestencoretemps ont riposté le Climate Friday. L’association i-boycott.org propose conjointement de mobiliser les citoyens du monde entiers. Les actions sont : Boycottez Amazon, Cdiscount et d’autres géants de l’e-commerce.

2)    Le Green Friday est une alternative au Black Friday proposée depuis plusieurs années par, le réseau commercial ESS Envie avec le soutien de la Ville de Paris. Le Green Friday propose des événements partout en France. Pour ceux qui veulent encore succomber à la consommation, le site propose des alternatives à la «responsabilité écologique», qui répertorie certaines marques qui reverseront 15% du chiffre d’affaires de la journée à l’association verte. C’est mieux que rien.

3) GivingGiving Tuesday, célébrons l’altruisme. Le 3 décembre, la naissance de ce mardi généreux est une réponse au Black Friday pour encourager et promouvoir toutes les formes de générosité, d’unité et de dévouement. Chacun peut agir à son niveau et contribuer à améliorer la vie des gens et à protéger l’environnement
Vidéo explicative : https://www.youtube.com/watch?v=WZk5w2p4xHc&feature=emb_logo

Finalement, si vous ne résistez pas à l’envie d’acheter pendant le Black Friday, voici quelques bonnes pratiques afin de limiter son empreinte carbone lorsque l’on commande sur un site e-commerce :

  1. Acheter sur des sites d’e-commerce locaux afin de limiter la distance de livraison (et donc l’émission de CO2)
  2. Essayer de grouper ses achats sur la même boutique afin de limiter les colis
  3. Être sûr de son achat afin de limiter les retours
  4. Choisir la livraison en points relais plutôt qu’à domicile (le transporteur dépose ainsi plusieurs colis en même temps)
  5. Privilégier des emballages 100% recyclables ou recyclés (par exemple du papier kraft plutôt que de la mousse de calage)
  6. Choisir un site écoresponsable qui propose par exemple un refroidissement par méthode naturelle (donc pas de surconsommation énergétique)

Alors cette année, serez-vous attiré par le Black Friday ?

Sources :

https://www.fevad.com/etude-kpmg-x-fevad-e-commerce-et-rse-the-green-deal/
https://www.fevad.com/bilan-du-e-commerce-au-2eme-trimestre-259-milliards-deuros-de-chiffre-daffaires-en-hausse-de-53/
https://www.oneheart.fr/articles/black-friday-le-jour-le-plus-sombre-pour-l-environnement-2157
https://www.ladn.eu/nouveaux-usages/usages-et-style-de-vie/black-friday-alternative-climate-friday/
https://www.lci.fr/planete/black-friday-2019-ecologie-rechauffement-climatique-consommation-le-lourd-bilan-ecologique-des-retours-de-colis-2138781.htm
https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2018/11/black-friday-comment-limiter-son-impact-environnemental
https://vivredemain.fr/2019/11/29/le-black-friday-un-desastre-pour-lenvironnement/

TOP 5 des formations sur l’écologie digitale et la sobriété numérique en 2020

BLOG FORMATION ECOLOGIE DIGITALE ET SOBRIETE NUMERIQUE

Vous souhaitez vous former à la sobriété numérique et l’écologie digitale mais vous ne savez pas par où commencer.

👌 Super, vous êtes au bon endroit.

Cet article va vous aider à connaître les différentes formations qui existent à ce sujet. Certaines formations sont certifiantes, d’autres vont vous permettre de découvrir l’univers de la sobriété numérique.

1) MOOC réalisé par l’INR

inr-logo - antic Pays basque

Si vous êtes novice sur le sujet du numérique responsable, je vous conseille fortement de commencer par suivre le MOOC réalisé par l’INR. L’INR souhaite proposer à travers son Académie Numérique Responsable un ensemble de projets de formation à destination du plus grand nombre pour former aux enjeux et aux bonnes pratiques du Numérique Responsable.

Cette formation en ligne gratuite propose deux différents modules :  un module de 30 minutes et un module de 4h30 de contenus vidéos, de textes et de contenus interactifs. Il offre des connaissances théoriques pour maîtriser les fondamentaux de l’approche Numérique Responsable. Suite à cette formation, vous allez enfin pouvoir comprendre l’origine de l’écologie digitale, et les actions que nous pouvons mener au quotidien.

2) Module Gratuit Open Class Rooms

Des parcours diplômants et des cours gratuits 100% en ligne - OpenClassrooms

Dans le même style de formation e-Learning, nous retrouvons le fameux site OpenClassrooms qui propose un module sur les bonnes pratiques du green IT dans son entreprise. À travers des exemples spécifiques et des cas pratiques, ce

cours vous donnera un aperçu des défis et des méthodes disponibles pour rendre le numérique plus respectueux de l’environnement. Suivre ce cours fera de vous un acteur dans un monde numérique plus vert.  

Sinon, si vous désirez aller plus loin dans votre culture d’écologie digitale, il existe des formations de plusieurs jours ou l’on obtient une certification.

3) Formation Green-IT.fr

L'empreinte carbone du numérique : un "septième continent" - Rotek

Une des plus réputée est la formation proposée par Green-IT. GreenIT.fr est une communauté d’acteurs numériques responsables qui s’intéressent à la sobriété numérique, à la conception écologique des services numériques, aux technologies lowtech et à un futur numérique alternatif. C’est un lieu de réflexion sur les enjeux de la rencontre entre le numérique et le développement durable, communément appelé numérique responsable

L’objectif de cette formation est de :

  • Acquérir les connaissances fondamentales sur le sujet ;
  • Comprendre et maîtriser les actions à mettre en œuvre dans son organisation ;
  • Se préparer et passer la certification « numérique responsable ».

La formation se déroule à Paris dans les locaux Green-IT, pendant 2 jours et demi. A la fin de cette formation, vous recevrez une certification Green-it. Prix : 1700€

4) Formation développement vers le Green-IT – Orsys.fr

ORSYS Luxembourg, membre de lifelong-learning.lu

Une autre formation certifiante est celle proposée par Orsys.fr, un des leader en matière de formation sur la technologie numérique, le management, le développement personnel et les formations professionnelles en entreprise. Son approche multi-experts lui assure une position de leader dans l’accompagnement des entreprises dans

l’amélioration de la performance et la transformation digitale.

Cette formation vous permettra de déterminer les principaux moyens d’action à mettre en œuvre pour rendre écologiquement responsable votre gestion informatique. Vous verrez comment réduire significativement certaines charges financières, notamment celles correspondant à la consommation d’électricité.

Les objectifs pédagogiques proposée par la formation sont :

  • Comprendre le développement du Green-IT
  • Analyser le cycle de vie du matériel informatique
  • Fournir différentes solutions pour réduire les coûts des data centers
  • Mettre en place et suivre des projets Green-IT

Cette formation est proposée aux entreprises à 1420€ pendant deux jours.

5) Formation “Numérique Responsable” par l’Université de la Rochelle

La Rochelle Université - NOVAQ 2020

Pour terminer, nous vous proposons également une formation proposée par l’Université de la Rochelle. Celle-ci vise à impliquer de plus en plus d’acteurs du digital dans une logique responsable.

Les objectifs promis par cette formation sont :

  • Connaître les nuisances générées par les équipements et pratiques informatiques ;
  • Découvrir une méthodologie et des outils pour une mise en pratique du numérique responsable ;
  • Valider la certification « Numérique responsable ».

La formation est proposée à distance ou en présentiel. Celle-ci est plutôt destinée aux entreprises qui veulent intégrer une démarche green dans leur univers digital.

En attendant, si vous souhaitez découvrir d’autres contenus exclusifs sur le sujet de l’écologie digitale et la sobriété numérique, découvrez ici nos articles de blog.

Bien à vous,

Louis.

Confinement n°2 : L’impact du covid-19 sur la pollution numérique des entreprises

Illustration Pollution numérique et covid 10
Allons nous vers une nouvelle pandémie de pollution numérique ? La Covid-19 a accéléré la stratégie digitale de nos entreprises, analyse.

Aujourd’hui, 29 octobre 2020, nous sommes au lendemain de l’allocution du chef de l’état Emmanuel Macron. Un nouveau confinement général a été annoncé à partir de vendredi pour faire face à la crise sanitaire du Covid-19.

Ce deuxième confinement annonce donc un retour au télétravail généralisé dans les entreprises. Ce confinement est-il un fléau pour l’impact du numérique sur l’environnement ?

Analysons comment s’est déroulé le premier confinement sur le plan digital pour les entreprises.

Une stratégie digitale accélérée pour les entreprises

La crise sanitaire du covid-19 a provoqué en France et la plupart des pays du monde un confinement de la population qui a eu un impact non négligeable sur l’environnement.

En effet, nous avons observé une augmentation du télétravail, le déploiement de l’enseignement à distance et la digitalisation des services dans différents secteurs. La pandémie de Covid-19 a brusquement mis fin aux échanges physiques, entraînant un pic sans précédent de l’utilisation du numérique. 

Afin de mieux comprendre l’ampleur de cette crise inédite et son impact durable sur l’engagement des entreprises et des clients, nous allons analyser une étude réalisée par Twilio. Dans cette étude, l’entreprise américaine a interrogé plus de 2500 décideurs d’entreprise dans le monde, dont 300 en France.

Cette recherche permet d’évaluer l’impact spécifique de cette crise inédite dans une perspective de transformation numérique et de stratégie de communication pour les entreprises.

Sans surprise, cette étude révèle que la crise a accéléré la stratégie de communication digitale des entreprises mondiales de 6 ans en moyenne. Ainsi, 97% des chefs d’entreprise estiment que la pandémie a favorisé la transformation numérique de leur entreprise.

Ces entreprises ont bien évidemment dû prendre les choses en main en explosant le budget de communication digitale afin de toucher la plus grande partie de la population qui se trouvait confiné chez elle.

Il se trouve que près d’un tiers des entreprises en France ont déclaré que leurs budgets pour la transformation numérique avaient considérablement augmenté. Un budget que les entreprises avaient normalement prévu pour six ans de communication digitale a été utilisé en seulement trois mois de confinement.

Bien évidemment, qui dit confinement dit télétravail. C’est donc à grande échelle que télétravail s’est développé dans le monde. Par conséquent, cela a augmenté de façon considérable le nombre de logiciels de vidéoconférence et de partage de travail. 

Le chemin vers une nouvelle organisation du travail ? 

Zoom, Team, Skype, Slack ou Whatsapp, ces logiciels et applications mobiles ont été téléchargés des millions de fois en deux mois. En effet, ces logiciels ont été et sont encore utilisés par des millions de salariés Français confiné chez eux.

Le télétravail a été déployé à grande échelle dans tout le pays et semble s’adapter aux problèmes actuels de manière positive.

Là encore, le coronavirus semble être un accélérateur des tendances d’agilité des entreprises : autonomie des équipes, plus de recours au télétravail … Cette situation est le meilleur moyen pour les entreprises d’apprendre et d’accepter le changement. 

En revanche, ce nouveau mode de vie ne plaît pas à la plupart des gens. En effet, 76% d’entre eux regrettent leur espace de travail dédié. Le travail confiné à domicile avec des proches est généralement beaucoup plus difficile et, pour certaines personnes, cela empêche de se concentrer sur le travail. 

Cependant, la réduction du temps de transport est sans aucun doute la raison de l’augmentation de la productivité, qui peut prolonger la qualité du temps de sommeil et renforcer les liens familiaux, créant ainsi une société pacifique.

Selon une étude publiée en 2015 par l’ADEME (Agence de la transition écologique), « le télétravail permettrait de réduire d’environ 30% l’impact environnemental lié aux déplacements : bureau/domicile »

Mais lorsque la France entière se retrouve en télétravail, le constat peut changer. Cela conduit à une pollution invisible.

Une pollution invisible oui, mais à quel degré ?  

Selon les experts, ce type de pollution nous est invisible, mais elle représente quand même plus de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. D’ici 2025, ces émissions doubleront, si nous n’agissons pas rapidement. Il est donc nécessaire de vivre cette période en maintenant ou en adoptant les bonnes pratiques liées à l’utilisation de nos équipements informatiques.

Vous pouvez facilement penser à certains gestes, tels que vider votre boîte mail ou même télécharger des vidéos au lieu de les regarder en ligne.

Mais beaucoup d’autres bonnes pratiques sont à adopter. Pour cela, L’ADEME a publié une liste de dix gestes éco-responsables utilisables dans le cadre du télétravail. Cette infographie disponible ci-dessous synthétise et explique les nouvelles habitudes à adopter.

Comment télétravailler léger ? (ADEME, 2020)
ADEME, 2020

Parmi ces bonnes pratiques, on retrouve par exemple :

  • Limiter le poids des réunions en ligne. – > 🌱🌱🌱

Pour cette raison, l’ADEME recommande de n’utiliser que l’audio au lieu d’un échange vidéo. La raison est simple : le flux de données audio consomme 1000 fois moins de bande passante que la vidéo !

  • Sauvegarder ses documents sur un cloud ou une boite partagée plutôt que de les envoyer par e-mail. -> 🌱🌱

L’ADEME a analysé : “Cela empêchera les données de parcourir environ 15 000 kilomètres avant d’atteindre le récepteur.”

Maintenant, vous le savez. De nombreux gestes sont très faciles à appliquer. A vous de jouer ! 🙂

Pour conclure,

Aujourd’hui cette crise sanitaire du COVID-19 est loin d’être terminée. Le télétravail sera déployé à grande échelle dans l’ensemble du territoire à partir de vendredi et vous allez surement en faire partie.

Une chose est sûr, c’est que le télétravail prend de plus en plus de place dans notre société. D’ailleurs, en Allemagne, le ministère fédéral du Travail allemand prépare un nouveau projet de loi déterminant. Si cette loi est votée, elle imposera aux salariés 24 jours de télétravail minimum par an. Cette loi a pour but de limiter les contacts au bureau et d’imposer aux salariés une nouvelle façon de travailler.

Alors, si vous souhaitez contribuer et mettre en place ces bons gestes pour vivre une sobriété numérique et diminuer votre impact sur l’environnement, n’hésitez pas à suivre toutes nos actualités ici et suivre les conseils de l’ADEME.

De plus, n’hésitez pas à relayer cet article à vos collègues

De plus, nous avons récemment découvert une extension pour navigateur Chrome. Elle permet de calculer en temps réel sa consommation énergétique sur le Web. Celle-ci vous indique les bons gestes à réaliser au quotidien et mesure votre impact sur l’environnement. Voir l’article.

Et vous ? Quels sont les gestes que vous allez adopter ?

SOURCES :

https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/le-coronavirus-accelerateur-d-un-monde-plus-digital-842813.html

https://www.generation-nt.com/covid-19-confinement-francais-teletravail-regret-actualite-1974657.html

https://www.ouest-france.fr/europe/allemagne/l-allemagne-prone-le-teletravail-a-minima-7002947

https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/bureau/bons-gestes/10-bons-gestes-numeriques-teletravail

https://www.twilio.com/covid-19-digital-engagement-report

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