Les français et la sobriété numérique : 2021, où en sommes-nous ?

(Décryptage étude AACC)

Le 30 juillet 2020, sur la chaîne d’information continue CNEWS le secrétaire d’État à la Transformation numérique Cédric O a promis d’émettre de nouvelles propositions afin de « « […] réduire l’empreinte écologique du numérique ». Le gouvernement travaille ainsi sur nombreuses questions qui prennent une importance de plus en plus importante : les Français ont-ils vraiment besoin de regarder autant de vidéos en ligne? Doivent-il publier autant de mails et envoyer autant de messages sur les réseaux sociaux?  Les français et la sobriété numérique : 2021, où en sommes-nous ?

La sobriété et l’écoconception des services en ligne semblent ainsi prendre une place de plus en plus importante dans le paysage numérique du pays, aux niveaux public et privé. Mais qu’en est-il vraiment ? Quels sont les chiffres, en ce début d’année 2021, qui nous permettent d’évaluer cette tendance ?

Ce 07 janvier 2021, l’AACC Customer Marketing a publié les chiffres clés d’une première étude réalisée en septembre 2020 auprès de consommateurs interrogés sur leur sensibilité à l’égard de l’empreinte environnementale du digital.

Prenons le temps de lire et d’analyser cette étude, qui nous permettra de mieux cerner les habitudes actuelles des français.

55% des français ont pris conscience de l’empreinte écologique de leurs usages digitaux

Ce chiffre est une bonne nouvelle. Il signifie qu’une majorité de nos concitoyens est désormais au fait que leurs activités sur le web ont des conséquences directes sur l’environnement. Mais, il prouve aussi, que près de la moitié d’entre eux n’en a pas pris conscience. Un gros travail d’accompagnement et de sensibilisation est donc nécessaire. 

Nous souhaitons réduire notre impact numérique pour la planète….

La grande majorité des personnes interrogées sont prêtes à effectuer le « tri sélectif digital » au quotidien, comme ils sont prêts à faire le tri sélectif du recyclable et du verre dans leur domicile.

Ainsi ils seraient 68% à supprimer des mails, 65% à fermer systématiquement les applications et logiciels après utilisation et 61% à éteindre leurs écrans plutôt que de les laisser en veille

Sans toutefois réduire notre petit plaisir personnel….

L’Homo Numericus, ultra connecté, désormais usager de la 5G, est friand de contenu vidéo en ligne. Le prix des téléviseurs 4k baisse, les écrans OLED 8k sont en train d’arriver sur le marché. Nous souhaitons toujours plus de détails sur nos écrans, de la montre connectée à nos vidéoprojecteurs.

Or, nous savons désormais que le streaming représente une grande part des émissions de C02 due au numérique. Dans le rapport« Climat : l’insoutenable usage de la vidéo en ligne » (The Shift Project, 2019),  le Think tank a identifié  les questions indispensables à la réalisation d’un système d’usages sobre opérationnel. 

Ainsi, il paraît difficile pour les français de renoncer à ces divertissement facile d’accès  au nom de l’environnement: seulement 35% des répondants sont prêts à restreindre le streaming, et ce nombre tombe à 14% chez les 18-24 ans 

Il y a encore beaucoup de chemin à faire et une prise de conscience majeure à diffuser autour de nous.

Les entreprises doivent montrer l’exemple, les français suivront ! 

  • Selon l’étude,  trois français sur dix seulement se sentent suffisamment informés sur la manière dont ils peuvent modifier leurs usages digitaux pour mieux protéger l’environnement. Il y a donc un réel travail d’accompagnement, de visibilité et de formation nécessaire pour créer une prise de conscience par la population et en récolter les fruits. 
  • 90% des sondés déclarent d’ailleurs que les marques ont leur rôle à jouer pour les aider à réduire leur empreinte environnementale !
  • Il est donc primordial que tout l’écosystème numérique français, les organisations, associations, instituts et bien sûr instances gouvernementales fassent preuve de pédagogie et contribuent à développer des projets ayant pour but de réduire durablement notre empreinte numérique.

 Heureusement, ces acteurs à la fois publics et privés ont récemment gagné en maturité dans leur compréhension du sujet de la sobriété numérique.

Certaines régions participent activement et localement à ces développements.

Par exemple, après l’adoption de sa feuille de route pour un Numérique responsable, la Région Nouvelle-Aquitaine a lancé en décembre 2020 deux dispositifs pour favoriser l’émergence de solutions numériques au bénéfice de la transition sociale et environnementale et le développement de nouveaux services basés sur les logiciels libres.  L’objectif est de mettre la puissance de l’innovation numérique au service de la transition sociale et environnementale.

De nombreuses autres initiatives fleurissent tout les jours dans notre pays, malgré la crise, laissant l’espoir que la prise de conscience est bien réelle.

Depuis le début de la crise du COVID-19, la transformation numérique et nos usages ont changé en profondeur. Mais la pandémie a aussi eu le mérite de créer une prise de conscience majeure que la crise climatique est déjà là ! Si les jeunes français sont peu enclins à changer leurs usages actuels, ils sont aussi plus sensibles aux enjeux environnementaux. Ils attendent simplement que les entreprises et les institutions montrent la voie.

Sources :

https://fr.calameo.com/read/005970133af7b549c4cd4

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